Coalition de l’Alternance Pacifique 2029, un meeting populaire mué en conférence de presse pour refus d’autorisation

Coalition de l’Alternance Pacifique 2029

CAD

Autorisé et prévu l’après-midi du mercredi 11 février 2026 à l’ancienne Maison des Jeunes de Nouakchott, le méga meeting de la Coalition de l’Alternance Démocratique 2029 qui devait annoncer son baptême de feu, s’est vue refuser le rassemblement à la dernière heure.

Le harcèlement de l’opposition dite radicale se poursuit et se durcit de jour en jour, selon les partisans de cette aile dure du champ politique mauritanien. Ils en veulent pour preuve le refus à la dernière heure du meeting qu’une nouvelle coalition dénommée « Coalition de l’Alternance Pacifique 2029 (CAD) » devait organiser l’après-midi du mercredi 11 février 2026. Pourtant, les autorités avaient autorisé ce rassemblement à l’Ancienne Maison de Jeunes de Nouakchott avant de se rétracter à la dernière heure avant le début du rassemblement.

Aucune raison officielle n’a été avancée par les autorités selon les organisateurs. Pour les partisans de cette aile dure de l’opposition, la raison est évidente. Le député Birame Dah Abeid, président du mouvement antiesclavagiste IRA et leader politique d’envergure, est à lui seul objet de rejet systématique de la part du pouvoir dominant. Si on lui ajoute les amis de l’ancien président Mohamed Abdel Aziz, bête noire du régime de Ghazouani, le cocktail devient explosif pour leur permettre d’ouvrir un boulevard populaire à même d’inquiéter les tenants du pouvoir actuel.

Qu’à cela ne tienne. Face au refus d’une expression libre des autorités politiques, les membres dirigeants de la CAD 2029 se sont rabattus au siège du parti Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD/MR) où une conférence de presse a été improvisée.

Une déclaration lue en arabe, puis traduite en Français et dans les langues nationales, annonçait la naissance de la CAD 2029 en vue d’unifier l’opposition mauritanienne autour d’un seul crédo : l’alternance démocratique en 2029.

La Coalition déclare œuvrer pour une transition politique démocratique dans le pays l’annonce de cette nouvelle convergence des forces vives, fait suite, selon les organisateurs aux « dangers qui menacent le pays en raison de politiques d'injustice, de corruption, de marginalisation des groupes vulnérables et de dégradation de l'État de droit ».

 

Les signataires soulignent qu'il ne s'agit pas d'une simple « alliance de transition », mais d'un « front national inclusif destiné à mettre fin à la corruption et au contournement de la loi, et à construire une alternative démocratique qui redonne espoir au peuple mauritanien ».

 

L'unification des différentes forces démocratiques au sein d'un bloc cohérent transcendant les clivages étroits, la structuration d'une large coalition d'opposition par l'ouverture de voies de consultation et de discussion avec divers partis politiques et la mobilisation du soutien populaire pour imposer une véritable transition politique, figurent parmi les objectifs de la coalition, expliquent les initiateurs.


Ce document a été signé par les partis et mouvements suivants :

• Le Parti RAG

• L'Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement du Renouveau (AJDMR)

Le Parti du Pacte Démocratique (PAD)

• Le Parti pour une Mauritanie Forte (PMF)

• Le Mouvement pour l'Égalité, la Justice et la Démocratie (MEJD)

• Le Rassemblement pour le Dialogue des Nationalités Mauritaniennes (DEKALEM)

• La Coalition pour la Coexistence (CVE)

• La Charte Haratine

• Le Mouvement National pour l'Instauration d'un Système Démocratique (MNFRD)

• L'IRA, Organisation de Défense des Droits Humains

• Mauritanie de Demain

 

Cheikh Aïdara