Le dossier de Cheikh Ould M’Khaïttir : Léguer au futur Pouvoir

mardi 7 février 2017
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Le sort du jeune Cheikh Ould M’Khaïttir, condamné à mort pour un article blasphématoire contre le Prophète Muhammed (PSL), ne sera pas scellé de sitôt. C’est ce que nous avons appris de sources indiquées qui soutiennent en substance que face d’une part, à la pression conjuguée de la rue et de quelques chancelleries arabes et de l’autre qui veulent sa perte, aux Ongs des droits de l’homme et à la communauté occidentale qui cherchent à le sortir de pétrin, le président Ould Abdel Aziz a décidé de se donner du temps pour clôturer cette affaire. Faisant valoir son statut de premier magistrat du pays, le président de la République s’est fait sienne cette affaire en s’employant à ménager « le choux et la chèvre ». Confirmer et exécuter la décision de la cour d’appel rendue le 21 avril 2016 portant condamnation à mort du jeune blogueur…, répondraient de l’attente de ces centaines de milliers de manifestants, fortement mobilisés dans le pays, et qui n’ont cessé de réclamer cette issue. Cela permettrait aussi à la Mauritanie islamique d’entrer davantage dans les grâces des pouvoirs des pays du Golf qui n’ont pas aboli la peine capitale et dont la charia est source de droit dans leur constitution. Casser la décision de la cour d’appel et libérer le jeune blogueur…, c’est ce que demandent les Ongs des droits de l’homme et la communauté internationale qui revendiquent à propos, le droit de chaque individu à l’expression libre.
Une fois n’est pas coutume, la justice mauritanienne a trouvé la parade tout en restant dans le droit : mardi 31 janvier 2017, la Cour suprême a cassé l’arrêté de la Cour d’appel du réexamen de la condamnation à mort du jeune blogueur et du renvoi du dossier devant une la cour d’appel de Nouadhibou, autrement composée. Il s’agit en fait de revenir à la case départ et surtout, de se débarrasser d’une affaire des plus délicates jamais connues par la justice mauritanienne et qui dure depuis 3 ans.
L’objectif du gouvernement est de se donner du temps afin de trouver une issue à cette affaire sans que la crédibilité du Pouvoir ne soit affectée. Le cas contraire et dans le pire des cas, il s’agira pour ce Pouvoir de léguer cette affaire à son successeur en 2019.

JOB





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