L’administration publique se meurt

mardi 23 mars 2021
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Le constat est amer : l’administration publique est en train de disparaître. Depuis l’apparition du covid-19, l’absentéisme y est désormais érigé en règle.
Certes la présence des fonctionnaires avait été réduite au minimum pour pallier à la circulation du virus et éviter les regroupements, mais depuis près d’un mois, ces mesures sont levées, mais l’administrtaion reste toujours vide.
Il faut bien le dire, le régime de Ould Abdel Aziz a tué l’administration. Pendant ces dix dernières années, le travail administrtaif a été réduit à sa plus simple expression. Les moyens n’étant plus mis à la disposition des administrateurs, et la présence n’étant plus obligatoire,l’absentéisme a triomphé. Et au même moment, la rigueur, la présence et la manière de servir ne sont plus au rendez-vous.
Conséquences ou accident, la déchéance de l’administration publique est survenue avec le départ de générations et l’arrivée de générations plus jeunes.
Les premières sont connues pour avoir travaillé avec la langue française, les secondes ont spécifiquement fait usage de l’arabe, ou du moins, ont combattu le français.
La performance provient-elle de l’usage de la langue ou des personnes appelées dans les missions ?
Dans tous les cas, le constat est amer, l’administration publique est bien en train de mourir de sa propre mort. Conséquence normale quand on sait que les générations présentes sont plus aptes à se lancer dans la quête de promotion dans les fonctions qu’à apprendre le métier.
Personne ne conteste l’arabisation de cette administration. Personne ne s’oppose au fait que les réformes sont nécessaires, mais encore faut-il que ceux qui sont appelés à la barre soient capables de mener à bien leur mission. Personne ne cherche à barrer la route aux jeunes pousses et personne ne veut retenir les fonctionnaires devant faire valoir leurs droits à la retraite, mais encore faut-il que la jeunesse soit au fait de ses responsabilités. Il ne faut pas sa voiler la face, l’administration publique a été combattue parce qu’elle utilise la langue française. C’est de bonne guerre peut-être, mais la Mauritanie, meurtrie par le mensonge et la roublardise, a besoin d’une autre vision… Les tenants du pouvoir diront que les choses ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Mais si l’on ne commence pas à changer dès à présent, quand cela va-t-il changer ?
MOM





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