Il y a 52 ans, une Mauritanienne était déjà pilote

mardi 19 avril 2016
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Elle s’appelle Marième Mint Toueileb. Elle est la première mauritanienne à piloter un avion. Les Français l’appelaient « La fille du chasseur ». De père Nmadi, ces « fameux chasseurs avec chiens », elle a grandi à Atar, près des casernes militaires dirigées à l’époque, dans les années 40, par les Français entourés de goumiers. Elle a confié son histoire à l’anthropologue française, Sophie Caratini, qui la campa dans son roman « La fille du chasseur ». Aujourd’hui âgée de 76 ans, Marième Mint Toueileb vit à Paris, avec son mari français, ancien aviateur de la coloniale à Atar.

Sophie Caratini raconte que c’est en 1973, alors qu’elle préparait une thèse sur l’économie pastorale chez les nomades propriétaires de chameaux, que le défunt Ahmed Baba Miské lui a conseillé d’aller voir Marième Mint Toueileb. Elle la rencontrera puis les deux femmes se perdront de vue jusqu’à la veille de la guerre du Golfe quand elles se rencontrèrent de nouveau par hasard au cours d’une manifestation à Paris contre cette guerre en Irak. C’est le début du roman de la vie de Marième Mint Toueileb qui avait demandé à l’anthropologue de conter sa vie. Après la sortie du livre, elle sera l’invitée de RFI en 2011 autour du livre qui venait de sortir. Durant cette émission, elle dira que son père, de la tribu des Nmadis avait demandé la main de sa mère, de la tribu guerrière des Ladem. Mais la famille refusa. Alors, il l’enleva et la maria. Elle raconta ensuite son enfance, traînant près des casernes à Atar et c’est là qu’elle apprit la langue et la culture française en côtoyant les Français.

Elle apprit à piloter, puis un jour, elle prit un appareil appartenant à un homme d’affaires qui possédait quelques avions au sein de l’Euro-club d’Atar. A hauteur d’une zone dénommée « Gleib Alva », elle sentit un problème technique et parviendra à se poser avec brio. C’était en 1964, alors que la Mauritanie était dans sa phase de construction en tant que nouvel Etat indépendant. Le premier journaliste qui annonça la nouvelle fut le défunt Abdel Wahab Ould Cheïguer. Il apparut plus tard que l’accident était planifié et visait à éliminer Marième Mint Toueileb, d’un concours vital de pilotage qui l’opposait à une jeune française dont le père lui-même était pilote et chargé des épreuves. C’est lui qui a été accusé d’avoir saboté l’appareil que pilotait Marième.

Ahmed B.





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