Projet de référendum constitutionnel Ould Abdel Aziz va faire la fête à Maalouma

mercredi 3 mai 2017
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Le Président Ould Abdel Aziz est très remonté contre la sénatrice Maalouma Mint Meiddah, et compte bien le lui faire sentir. Comment ? Seuls le Premier ministre et le président de l’UPR le savent, eux qu’il a convoqués en début de semaine, juste après qu’il ait parcouru le B-R de la soirée dite de réconciliation nationale organisée vendredi par la diva et à laquelle ont participé toutes les franges de l’opposition mais boycottée par l’UPR.
Entre le président de la République et la sénatrice Maalouma Mint Meiddah, rien ne va plus ! En fait, les deux acteurs ne s’entendaient pas réellement. Le clash s’est produit dimanche dernier, au terme de la soirée organisée par la diva de la musique nationale, sénatrice de l’Union pour la République (UPR), au cours de laquelle elle a appelé à la tenue d’un nouveau dialogue national inclusif. Il a fallu pour ce faire, que le président de la République parcourt les films-vidéo des services des Renseignements généraux portant sur ladite soirée. Le document présente un large public comprenant l’ensemble des hommes politiques de l’opposition dite radicale parmi lesquels son frère ennemi Ely Mohamed Vall, ses ennemis intraitables de l’UFP et du RFD dont Ahmed Ould Daddah, les parlementaires Youssouf Sylla etMohamed Ould Ghadda, Jemil Ould Mansour, leader de la mouvance islamiste Tawassoul, Ould Ahmed Waghef, président du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD-ADIL), Ahmed Ould Hamza, ex-patron de la Communauté urbaine de Nouakchott…
Dans le registre des absents, on note ceux des membres du gouvernement ou de la majorité défendant le projet de réformes constitutionnelles et ceux de l’opposition dite modérée, ayant participé à la concertation de septembre/octobre 2016.
Si le président de la République en veut à mort à la sénatrice, c’est parce qu’il sait d’abord qu’elle a voté contre les amendements lors des suffrages au Sénat. Ensuite, parce ce qu’il considère qu’elle s’est engagée en campagne contre son projet de référendum, aux côtés de l’opposition. Puis, parce qu’elle a offert dimanche à cette dernière, un plateau d’or pour s’exprimer en direction de l’opinion nationale et internationale. En fait, Ould Abdel Aziz et Maalouma Mint Meiddah ne se sont jamais entendus. On se rappelle qu’élu du RFD, cette dernière avait quitté son parti en 2014, pour militer au sein de l’UPR. A l’époque, non contente du traitement qui lui était réservé au sein de sa formation, la diva souffrait le martyr de voir sa Fondation bloquée du fait de manque de moyens et de l’attitude d’une administration publique qui ne ratait pas une occasion de l’étouffer. Reçue -après moult demandes d’audiences- par le président de la République, elle aurait reçu un message clair : « vous quittez votre parti pour l’UPR, et les portes vous seront grandement ouvertes », lui aurait-on soufflé. Très vite, la sénatrice fut le saut. Seulement, depuis, les promesses sont restées vaines, le président refusant de lui accorder la moindre rencontre. Plus, le traitement qui lui fut réservé au sein de son nouveau parti était des pires qu’elle connaissait puisqu’elle était reléguée aux derniers plans, sans droit à l’expression. L’artiste, considérée jusque-là comme une icône de l’opposition, avait perdu de son aura populaire, mais fit contre mauvaise fortune bon cœur, limitant au maximum, ses apparitions publiques auprès de sa nouvelle formation politique. Selon son entourage, elle avait fortement regretté son virage, et attendait la première occasion pour se démarquer de ses alliés. Cette dernière lui fut offerte sur un plateau d’argent par le projet de référendum constitutionnel auquel elle va farouchement s’opposer. D’abord par son « Non » exprimé par son bulletin de vote lors de la derrière élection sénatoriale. Ensuite par la soirée qu’elle a organisée dimanche. L’occasion pour elle de lancer un nouveau tube anti-projet de réformes constitutionnelles, invitant les Mauritaniens à l’unité pour affronter les vrais défis liés au développement et à la démocratie, « un système dont l’adoption du projet de réformes constitutionnelles défendu par le pouvoir signerait l’arrêt de mort ».

Attaques
De sources dignes de foi, le président de la République n’a surtout pas apprécié l’événement de dimanche qui a permis aux leaders de l’opposition de se retrouver et de s’exprimer publiquement. Il se serait même emporté en voyant visualisant la vidéo et en voyant ces derniers baigner dans un climat inédit de compréhension et de détente et dont l’objectif était le même : faire échouer son référendum constitutionnel. Celui-là qui a récemment dit qu’il ne connait pas la défaite, aurait vu dans la réussite de cet événement, une forme de défaite. C’est pourquoi, il a convoqué son Premier ministre et le chef de sn parti politique pur leur demander de réagir. Il s’agit d’abord pour lui de « couper les vivres » à ceux-là qui ne le soutiennent pas en les privant de tout égard. Il s’agit ensuite pour lui, de démontrer à l’endroit de l’opinion publique que son projet enregistre la majorité de soutiens. Il s’agira en fait, d’occuper la scène, et partant, il a tenu à voir les ses soutiens réagir. C’est ce qui explique depuis, cette multitude et cette profusion d’Initiatives de soutien au projet référendaire qui se déclarent aux quatre coins du pays et qui occupent les médias audiovisuels.
Dans le courant de la semaine, une campagne de sensibilisation d’envergure sera entamée par l’UPR en collaboration avec les partis de la majorité présidentielle, mais aussi avec les formations politiques de l’opposition dialoguiste. Parlementaires, élus locaux ont été sommés de participer à cette campagne comme aussi les chefs de tribus, dignitaires et les chefs religieux. Les forces armées aussi seraient du combat avec des officiers qui devraient amener les leurs, à participer à la sensibilisation et finalement, au triomphe du « Oui » lors des suffrages prévus le 15 juillet prochain.
JOB





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