Pouvoir- opposition : Le dialogue pour bientôt

lundi 30 mai 2016
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Le dialogue va enfin se tenir entre la majorité présidentielle et l’opposition ! Cette affirmation est du président de la République, qui l’a annoncée mercredi dernier après son retour du Turquie où il assistait au sommet international sur l’action humanitaire dans le monde.

Le président de la République est formel : le dialogue entre la majorité présidentielle et l’opposition est d’avance effectif. Lors de son escale à Nouadhibou après son retour de Turquie, le chef de l’Etat a annoncé en substance que la famille politique mauritanienne va enfin se retrouver pour discuter des problèmes du pays. Il s’agit selon, des retombées de vastes consultations entre son pouvoir et l’opposition. Même si pour l’heure, le président de la République s’est gardé de donner les noms de ses futurs dialoguistes, d’aucuns croient pouvoir les répertorier. Seront certainement concernés les partis du CUPAD (APP, El Wiam, Sawab) réunis autour de Messaoud Ould Boulkheir et de Boidiel Ould Hoummeid, et qui avaient assisté au dialogue en 2011 qui a conduit aux dernières élections.

Communément ou séparément, ce conclave de partis a toujours dit sa disponibilité au dialogue, sans jamais poser de condition. Autres participants, des formations ciblées de l’opposition récemment placées dans le viseur du pouvoir. Il s’agit de partis politiques qui – coïncidence- ont la particularité d’être dirigés par des négro-africains. Reçus ces derniers jours séparément par le chef de l’Etatr Ould Abdel Aziz, les présidents Balas (Arc en ciel), Sarr Ibrahima (Ajd/MR) et Samba Thiam (FPC, non reconnu) auraient donné leur accord de principe pour une participation au dialogue.

Reste pour concrétiser cette issue, que des préalables soient respectés. Et de sources dignes de foi, le président de la République a déjà donné des directives pour que les « remarques » de ses contradicteurs soient prises en compte (problèmes des terres de la vallée et des rapatriés, remise en cause de certaines règles de l’état civil, les inégalités sociales, l’équilibre de développement entre les différentes régions du pays…). En fait, Ould Abdel Aziz aurait lâché du lest dans des questions aussi importantes que celle des réfugiés qu’il semblait pourtant clôturer avec la dernière indemnisation des familles concernées. Persuadé qu’il est que la participation au dialogue de formations politiques cibles crédibiliserait ce dialogue, particulièrement aux yeux de l’opinion internationale, Ould Abdel Aziz, a prévu d’organiser dans le courant de la semaine, une nouvelle série de réunions avec les partis cibles. Ses audiences ne s’arrêteraient pas là dès lors où son souhait est de rassembler un maximum de partis politiques autour de son dialogue.

Ainsi, Youssouf Ould Bebana, président de Temam et Ould Abeiderrahmane de Renouveau seraient visés. Face au refus du FNDU de s’aligner, le président de la République aurait décidé de viser individuellement, des formations politiques membres de ce forum. Seraient sur son viseur, l’UFP de Ould Moloud et El Mostqbal de Ould Borboss. Des apartés seraient déjà organisés par l’UPR avec ces deux partis politiques, omme des tentatives de rencontres ont été entreprises à l’endroit de l’aile dure du FORUM composée de l’UFP de Ould Maouloud, Hatem de Hannen, de la Convergence démocratique Natinale de Mahfoudh Ould Bettah et Tewassoul de Jemil Mansour. En vain ! De sources dignes de foi, ces derniers partis sont restés intransigeants sur la question, réclamant toujours et encore des garanties écrites du gouvernement comme préalables à toute participation au dialogue. Dans ce foisonnement de rencontres, seul le RFD de Ahmed Daddah n’a pas été sollicité, le pouvoir étant manifestement d’avance assuré que sur ce côté-ci, « les dès sont pipés d’avance ».

En définitive, le dialogue devrait bien prendre forme, à terme, comme le prévoir le président de la République. Reste maintenant à savoir quels seront les partis politiques qui y prendront part. Reste aussi à savoir sir la société civile y sera associée. Et reste surtout à savoir quel sera son degré de crédibilité. Sortira-t-il le pays de la crise multiforme dans laquelle il est plongé depuis 2009, date de l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz ? Là est toute la question.

MOMS





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