Elections La CENI, la garantie de la transparence

mardi 14 août 2018
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Le président de la CENI, Mohamed Vall Ould Bella, a animé lundi dernier une conférence de presse au cours de laquelle il a défini la mission de son institution, tout en réitérant sa volonté d’assurer la transparence lors des élections à venir : « réussir des élections acceptables à l’aune de ce que l’on a connu dans le passé et des conditions « particulières » dans lesquelles se déroule le processus ». Tel est pour le conférencier l’objectif à atteindre. « Les 98 partis politiques en compétition ont déposé : 143 listes pour les municipales ; 67 pour les régionales ; 109 pour les législatives : 96 listes nationales mixtes et 87 listes pour les femmes » devait-il révéler d’emblée avant d’ajouter : . « Nous sommes en face d’une situation particulière parce que, pour la première fois, l’électeur aura à effectuer cinq votes en un ».
Ould Bellal soulignera ensuite que la CENI actuelle est « différente » de toutes celles qui l’ont précédée. Mise en place de manière « consensuelle » entre la majorité et l’opposition dite « dialoguiste », elle sort cependant du cadre partisan, au moment où ses membres ont prêté serment. Le seul credo qui compte désormais est celui du respect des règles du jeu et de l’entraide, entre toutes les parties prenantes, pour que l’opération réussisse.
Le président de la CENI n’a pas manqué cependant de souligner les difficultés auxquelles fait face l’institution. Comme le temps resserré pour mener à bien le RAVEL (Recensement administratif à vocation électorale), en collaboration avec l’Office nationale de la Statistique (ONS), ou encore les aléas climatiques, le scrutin se déroulant en période d’hivernage. Il y a aussi, note Ould Bellal, que ces élections précèdent une présidentielle que tous les mauritaniens attendent parce qu’elle constitue un moment crucial dans leur histoire politique.
Faisant le bilan de l’étape qui vient de s’achever, le président de la CENI a annoncé, officiellement, 1.400.663 inscrits, chiffre qui peut varier peu ou prou, suite aux vérifications et observations qui ont suivi la mise en ligne de la liste électorale. Il a également souligné que les listes candidates ont été validées, que la logistique est prête et que, probablement, le 20 août prochain, la CENI procèdera à la réception des premiers lots du matériel électoral.
L’occasion pour Ould Bellal de révéler que la CENI a tout tenté pour que tout soit fait en Mauritanie (question de souveraineté oblige, et volonté de faire profiter les entreprises nationales de l’argent à dépenser) mais la sécurisation des bulletins de vote n’étant pas garantie par les imprimeries locales, la CENI a été obligé de recourir, une fois encore, à l’étranger. Le même problème s’est posé aussi pour les urnes qui seront commandées à l’étranger.

La question était attendue (comment arrivera-t-on à contenir dans une même salle tous les représentants des partis politiques ?), mais le président a pris les devants pour annoncer le nombre de bureaux (4035), et la proposition faite aux protagonistes : représenter les coalitions mais faire en sorte que celles-ci distribuent les rôles, en leur sein, pour que tous les partis soient représentés sur l’étendue du territoire national.
Le président de la CENI a également rassuré quant au vote lui-même : 4 minutes, comme temps maximum pour chaque votant, dans un bureau de 500 inscrits est une situation extrême. Ceux qui parlent « d’élections impossibles » doivent maintenant attendre le jour-J pour juger de ce que la CENI a mis en place en fonction d’une situation qu’elle analyse au jour le jour et qu’elle semble (bien) maîtriser pour le moment.
Après avoir présenté l’état des lieux de la première étape, et avant l’entame de la campagne électorale et du scrutin du 1er septembre, le président de la CENI s’est prêté, dans une ambiance très relaxe, aux questions qui (ne) fâchent (pas). Questions attendues certes parce qu’elles alimentent, depuis plusieurs jours, la cabale contre la CENI. Pourquoi avoir accepté la candidature de Biram Ould Dah Ould Abeid ? Et pourquoi pas ? répond Ould Bellal qui avance que le candidat Biram, aujourd’hui arrêté, avait présenté un dossier en bonne et due forme (avec tous les éléments requis) et s’est présenté, comme tous les autres, pour le signer. Voudrait-on alors que la CENI joue au gendarme et épluche, par exemple, les dossiers des 33.000 candidats aux municipales ? Concernant Ould Ghadda, la question ne se pose pas puisque ce « candidat » n’a pu se présenter à la CENI pour signer son dossier. Là aussi, la faute à la CENI ? Bien sûr que non !
Répondant à une question sur les « récriminations » d’une partie de l’opposition quant à la composition de la CENI, Ould Bellal dira que celle-ci se situe à équidistance de tous les partis qu’elle appelle à participer positivement à la réussite de ces élections. Le même appel est également adressé aux médias, qui doivent prendre l’information à la source, pour éviter d’exacerber les tensions, et à la société civile dont le rôle est tout aussi important.
Le président de la CENI a affirmé qu’il n’y a aucune pression sur lui ou sur les autres membres de l’institution. Il a d’ailleurs affirmé que le gouvernement traite avec l’institution avec respect précisant que le budget de la CENI est entièrement pris en charge par l’Etat.
Répondant à une question relative à sa nomination, le président de la CENI déclare :
« Je ne suis d’aucun bord, je me vois en indépendant et considère que vu mon âge et mon expérience, je dois me mettre au service de mon pays. Notre impartialité, en tant que responsables de la CENI est garantie par le fait que nous avons prêté serment d’accomplir la mission qui nous a été confiée. »
Notons que lors de cette première conférence de presse, le président de la CENI était entouré du vice-président, Ethmane Ould Bidiel, et du secrétaire général, Ahmed Ould Khairou.
MOM





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