Crise entre le Sénat et Ould Abdel Aziz La guerre de plus en plus grave

mercredi 14 juin 2017
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Ould Abdel Aziz et le Sénat ne se donnent plus de cadeau et encore moins de répit dans la guerre qu’ils se mènent depuis que la Chambre Haute a rejeté le projet de constitution du président de la République. Pour l’une et pour l’autre partie, désormais, tous les coups sont permis.
Le temps est à la guerre tout azimut entre le président de la République et le Sénat. Autant Ould Abdel Aziz s’entête à organiser son referendum qui prévoit la suppression du Sénat, autant les sénateurs sont opposés à cette perspective, usant de leur pouvoir pour se faire entendre. Face à un adversaire qui n’a pas le pouvoir de les « sévir contre eux » et encore moins de les destituer, que les Sénateurs se sont plus que jamais investis dans la contradiction contre le président de la République. Dernier acte en date, celui qui s’est produit la semaine dernière, après que les élus aient décidé de reporter la session sénatoriale portant sur la révision de la loi rectificative du budget au 27 juin - qui coïncide avec la fête d’El Fitr-. Sachant qu’un rejet permettrait au président de la République de présenter le texte à une assemblée nationale qui le voterait d’emblée, les sénateurs ont décidé de faire durer les choses. Auparavant, les Sénateurs avaient décidé de s’intéresser à la gestion de la Fondation Rahma du défunt fils du président de la République et de quelques institutions publiques nationales. Il s’agissait pour les élus de voir par quels fonds cette Fondation fonctionnait et surtout, d’où les provenaient lesdits fonds. Il s’agissait ensuite de s’intéresser à la gestion de TVM et de Radio Mauritanie gérées par des directeurs accusés de propagandistes. Par la suite, le Sénat, a mis en place une Commission d’enquête chargée de mener des investigations sur l’attribution, par l’ENER (Entreprise nationale de l’entretien routier) des marchés publics au cours des 5 dernières années qui a ciblé deux entités publiques pour avoir octroyé des contrats de gré à gré dans des conditions non transparentes à des cercles proches du pouvoir.
Cette même commission du Sénat a aussi décidé d’ouvrir le dossier du nouvel aéroport "Oum Tounsy" de Nouakchott, que le gouvernement a conclu avec l’homme d’affaires Sahraoui. Il s’agit d’examiner la légalité des procédures juridiques prises dans ce dossier et les craintes émises par certains législateurs concernant l’existence d’abus et excès administratifs et financiers dans la plus grande affaire de transactions enregistrée au cours des dernières années.
De sources dignes de foi, cette commission prévoit d’interrogera le ministre de l’Équipement mais également, le premier ministre et certains de ses conseillers pour discuter des circonstances entourant l’octroi de milliers de parcelles de terre à un homme d’affaires Mouhyidine Ould Ahmed Salek en contrepartie de la construction du nouvel aéroport. Parallèlement, la commission a décidé d’ouvrir le dossier de la société nationale de l’eau SNDE et l’examen de certains contrats accordés par la direction de celle ci à des proches du président de la République.
En face, le président de la République observe un semblant de sérénité. Après avoir ordonné au porte parole du gouvernement de reconnaitre que les Sénateurs étaient dans leur droits s’il demandaient de mener des investigations auprès de sociétés publiques, il a convoqué les membres de la CENI pour les remettre en confiance, insistant sur l’impératif de tenir au plus tôt les prochains suffrages. A l’endroit de ses hôtes, il a soutenu qu’il n’accepterait plus de report après celui décidé par cette instance qui porte la tenue des suffrages au 5 août prochain.
Disposé à procurer à la CENI tous les moyens nécessaires pour l’organisation du référendum, Ould Abdel Aziz sait jouer sur le temps, persuadé qu’il est, qu’avec ces suffrages, il mettrait définitivement un terme à toutes les tentatives du Sénat et le cas échéant, mettrait fin à toutes les enquêtes engagées Parce que pour lui, en organisant ces élections, il signerait dans tous les cas, la mort du Sénat.

MOMS





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