Commission d’enquête parlementaire

mardi 30 juin 2020
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Ould Abdel Aziz va répondre de ses actes
Ould Abdel Aziz à la barre des accusés ! Ce scénario tant attendu -qui devrait clôturer six mois d’activités de la Commission d’enquête parlementaire dont le mandat finit le 30 de ce mois de juillet,- ne se produira pas comme prévu. Ould Abdel Aziz, le président sortant, l’homme à l’égo surdimensionné, à la tête d’une fortune gigantesque - la plus importante du pays voire de la sous région acquise au terme de ses 11 ans passés au Pouvoir, principale cible de la Commission d’enquête parlementaire-, devrait pourtant répondre de ses acte !. L’ex-chef a été l’objet d’une double convocation mardi/ L’une à son domicile au Ksar et l’autre à sa résidence à Benichab, dans la wilaya de l’Inchiri où il passe la plus grande partie de son temps.
Face à la Commission d’enquête, l’ex-président devra, in fine, s’expliquer sur sa richesse, lui qui a affirmé publiquement « être immensément riche ». Il devra s’expliquer sur les accusations de détournements de fonds publics, corruption et malversations, portées contre lui, corroborées par les sorties de ses anciens collaborateurs et ceux-là qu’il avait approchés (anciens ministres du gouvernement, hommes d’affaires, entrepreneurs…).
Plus précisément, Ould Abdel Aziz devra donner sa version des faits sur la liquidation de certaines entreprises telle la Sonimex et la vente d’édifices publics telles l’école marché et l’école Justice. Il sera aussi entendu sur l’adjudication de gros marchés, des affaires liées à des conventions dont essentiellement l’accord de pêche avec la société chinoise Polt Hondong ou encore les interférences répétitives dans l’administration de la Snim ou des marchés passés dans des conditions opaques comme la construction du nouvel aéroport de Nouakchott, le marché du quai à containers du port de Nouakchott ou celui de l’électrification de la ville de Nouadhibou. Ould Abdel Aziz devra répondre des témoignages et autres accusations recueillis par cette même commission auprès de hauts responsables et de proches, qui l’ont tous, accablé, soutenant en substance et séparément, que tous les actes qu’ils ont exécutés à l’époque et qui sont aujourd’hui incriminés, ont été menés sous ses instructions directes voire ses ordres.
Il faut dire que l’audition de l’ancien président intervient une semaine après que la commission ait achevé ses enquêtes à propos de la gestion de la fondation sociale de la SNIM à Nouadhibou et l’envoi d’une mission dans un périmètre agricole appartenant à l’ancien président à Rosso en plus d’autres dossiers où le nom de l’ancien président a été cité. Hasard des faits ou calcul parlementaire, cette audition devrait se produire exactement au moment où se réunira la commission de la justice et de l’intérieur issue de l’assemblée nationale, pour examiner la loi organisant la haute cour de justice habilitée à juger le président et les ministres au cas où le président serait accusé de « haute trahison ».

Viendra… Viendra pas !
"Ould Abdel Aziz ne sera pas au rendez-vous". Cette affirmation est de l’un de ses proches.
Non seulement il considère que la loi ne l’oblige pas à répondre devant une Commission -qu’il ne reconnaît pas-, mais plus, il reste persuadé qu’il n’a de compte à rendre à personne. Nombre de ses proches et de ses soutiens lui auraient conseillé de se présenter devant la Commission, en vain.
L’homme continue de considérer qu’une telle attitude serait synonyme de « capitulation », face à des personnes « qu’il méprisait, qui le craignaient et qui n’ont jamais osé lever la voix ou le regard en sa présence ».
Restera alors à la Commission de réagir… Lui rendra-t-elle « la pièce de sa monnaie » en usant de la force pour le mener au Parlement comme il l’avait fait à l’ex-première dame Kattou Mint Boukhary qui avait en son temps, refusé de répondre à une convocation du Parlement … ? Ou plutôt, se résoudra-t-elle à présenter son rapport après avoir constaté le refus de l’ex-Président à déférer à sa convocation ?
Ce qui est sûr à présent, c’est que la mission de la Commission d’enquête parlementaire est bien arrivée à son terme. Reste maintenant de savoir quelles suites seront données à son travail, le cas échant, quelles mesures la Justice sera-t-elle amenée à prendre contre les différents accusés et surtout contre le principal ciblé qui n’est autre que l’ex-chef d’Etat ?
MOM





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