Aziz a dépêché à Banjul un avion pour aider Jammeh à embarquer ses proches dont sa mère (Détails)

mardi 24 janvier 2017
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Alors que le camp Barrow accuse Yahya Jammeh d’avoir détourné onze millions de dollars durant les deux semaines précédant son départ du pays, on en sait un peu plus sur le déménagement du palais qui s’est opéré samedi 21 janvier lorsque des avions sont venus chercher le président sortant et ses proches.

Lorsqu’il quitte la Gambie samedi à 21h20, Yahya Jammeh a déjà préparé son déménagement. C’est le Falcon 900 DX du président Alpha Condé qui est chargé de l’emmener ainsi que son épouse à Conakry.

Peu avant, un appareil dépêché par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, est arrivé sur le tarmac de Banjul. Il doit embarquer à destination de Conakry les proches de l’ex-numéro un gambien, dont sa mère, ses employés de maison ainsi que des éléments de sa sécurité, au total une trentaine de personnes selon une source guinéenne.

Quant aux bagages de Jammeh et de sa famille, c’est un avion-cargo affrété par le président tchadien Idriss Deby qui s’en charge. L’avion emporte les biens personnels de Jammeh, ainsi qu’une dizaine de véhicules. Un parc automobile dont la valeur est difficile à estimer. Mais une source guinéenne croit savoir que leur valeur n’a rien de commun avec celle des automobiles de luxe que s’offrent certains chefs d’Etat.

Qu’en est-il enfin des onze millions de dollars que Jammeh aurait emportés, selon les accusations d’un conseiller du président Barrow. Pour l’heure c’est le mystère complet. Mais selon un diplomate, si Jammeh n’avait détourné que 11 millions de dollars en 22 ans de pouvoir, ce serait un moindre mal.

Adama Barrow face à une situation complexe

Pour l’équipe d’Adama Barrow, le président gambien toujours à Dakar où il prépare son retour aux affaires, c’est l’amertume. « Nos finances ont été mal gérées », dénonce Mai Ahmad Fatty, le conseiller spécial du président gambien. Et un conseiller de Mai Ahmad Fatty de souligner que « les archives nationales ont été brûlées ».

C’est un coup dur pour Adama Barrow qui mesure l’ampleur de la crise économique et sociale de son pays. Il lui faut relancer l’économie, la santé et le secteur de l’éducation.

RFI





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