Amendement constitutionnel

dimanche 26 mars 2017
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« Peu importe l’ampleur du sacrifice, ce qui compte, c’est la grandeur du but que l’on s’assigne ».
Edmond Rostand.
Parmi les enseignements tirés de la conférence de presse présidentielle du 22 mars 2017, l’opinion aura surtout retenu celui portant sur la tenue prochaine d’un référendum populaire. En effet, après le « Non » du Sénat aux réformes constitutionnelles, le président de la République a décidé de solliciter le « Oui » du peuple, ultime dépositaire de la légitimité et de la légalité. Une démarche dictée par l’article 38 de la Constitution, qui dispose, en substance, que le Chef de l’Etat peut recourir directement au peuple quand- comme en pareille circonstance- l’objet de la réforme proposée relève de l’intérêt supérieur de la Nation.
Respectueux des règles de la démocratie, le président est resté égal à lui-même face aux choix des sénateurs de la majorité, relevant toutefois que ceux-ci ont manqué à la discipline de leur parti et du coup, passé outre, la consigne qui voulait faire adopter par le parlement les amendements constitutionnels issus du dialogue national inclusif.
Les conséquences de ce vote sont lourdement préjudiciables pour le pays d’autant que l’organisation du referendum devrait coûter au contribuable, jusqu’à concurrence de six milliards d’ouguiyas, montant qui aurait pu - comme l’avait souhaité le chef de l’Etat- servir au financement de nombreux projets sociaux de développement.
Le président a d’emblée fixé les règles du jeu : le débat doit-être dépassionné et loin de toute surenchère. A l’opposition qui prétend qu’il outrepasse la loi fondamentale en contournant le parlement, le président de la République répond calmement que sa démarche lui est dictée par d’éminents constitutionnalistes, dont l’interprétation des textes ne souffre aucune considération politique. Aussi s’est-il gardé de rabaisser le débat au niveau où voudrait l’y conduire une certaine opposition et les cercles politiques enclins à la délation, la surenchère et l’intoxication.
L’heure est désormais à la mobilisation et au rappel des troupes. Il incombe à l’ensemble des acteurs politiques de la majorité et de l’opposition ayant participé au dialogue de s’investir pleinement pour le triomphe de l’idéal fixé par le président de la République, qui voit dans lesdits amendements, le salut national.
L’échec est proscrit. Il n’y a plus d’excuse. Le parlement ne constitue plus un paravent, où certains leaders politiques se réfugieraient pour ne pas s’engager directement dans la bataille pour le triomphe du « Oui » populaire.
Peu importe l’ampleur du sacrifice… La grandeur des réformes proposées le justifie.
Bâ Adama Moussa





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