La CUN, pour un nouveau visage de a ville

mardi 18 octobre 2016
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Toutes les plaques commerciales et les enseignes doivent impérativement être transcrites en gras, en arabe d’abord et ensuite en français. La mesure qui fait l’objet d’un arrêté communal datant de juin dernier en marge d’une série de mesures prises dans la foulée des préparatifs du sommet de la Ligue arabe à Nouakchott, est désormais effective. En tout cas, les services de la Communauté Urbaine de Nouakchott, sont déterminés à la faire appliquer. C’est ce qui explique la campagne en cours…

Les enseignes publicitaires et les tableaux d’annonces en français, ou dans une autre langue étrangère, sans l’arabe, devront disparaître au plus tôt à Nouakchott. Les services de la Communauté urbaine de Nouakchott (CUN) déterminés à faire appliquer les textes datant de la présente année, sont en campagne à propos. Celle-ci a déjà été entamée, notamment sur l’Avenue Charles De Gaulle, allant du marché central à l’hôtel Mauri Center.
La mesure serait née d’intellectuels et d’administratifs, membres du conseil de la CUN, qui, lors d’un conseil municipal ont trouvé anormal que dans un pays arabe comme la Mauritanie, les avenues de la Capitale soient « colonisées » par le « Français » au détriment de la langue arabe, montrant du doigt les nombreuses plaques commerciales qui jalonnent cette vaste promenade et celles qui l’entourent. Engagée depuis la semaine dernière, cette campagne « d’arabisation » des rues cible tous les sites commerciaux dont les plaques et autres enseignes ne comportent pas la langue arabe, le cas échéant, les plaques où les lettres en français sont plus visibles que les lettres arabes. Il s’agit en fait, de réhabiliter la langue arabe et de prouver aux yeux du monde, notre arabité entière.
Plusieurs établissements privés n’ont pas caché leur colère face à la rudesse des employés de la CUN qui sans ménagement détruisaient les plaques sans donner aux concernés le temps de se conformer à la nouvelle règlementation. Dans un second temps, cete mesure serait élargie à l’ensemble des panneaux qui se trouvent dans le centre-ville de Nouakchott.
Et de sources dignes de foi, la CUN se prépare, à terme, à appliquer des contraventions aux institutions qui ne se conformeraient pas au présent arrêté.
Certains trouvent que les autorités mauritaniennes dans leur lutte inlassable à effacer tout ce qui rappelle les liens du pays avec la France ne s’en seraient pas prises autrement

A.S





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