Misère et bonheur de la presse écrite

mercredi 25 juillet 2018
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Cela fait plusieurs semaines que la presse écrite nationale a disparu des kiosques. Raison de cet état de fait : la grève qui avait été déclenchée par les travailleurs de l’Imprimerie nationale pour retard de salaires. Liée à cette institution par des accords d’impression à faible coût, la presse a ainsi été paralysée puisqu’incapable de soutenir les frais exorbitants de publication dans le privé. Aujourd’hui, cette presse est revenue, pour la grand bonheur de la démocratiie dans le pays.
Cette situation est intervenue au moment où nombre de journaux connaissent de graves difficultés à survivre et subissent les effets dévastateurs de la concurrence du Web.
La presse écrite a eu son heure de gloire, mais aujourd’hui, elle traverse des moments difficiles. « Vendre des mots aux lecteurs et vendre des lecteurs aux publicitaires », cette formule ne fait plus recette. Ces dernières années, les ventes n’ont cessé de diminuer. Comme partout dans le monde, la presse écrite souffre le martyr. Et le développement d’Internet a précipité la chute.
Les journaux résistent malgré vents et marées. Les éditeurs de presse essaient tant bien que mal à s’adapter : pour diminuer leurs frais, ils font des économies sur les frais de location de leur siège, l’impression, l’achat du matériel... D’autres essaient d’attirer leur lectorat sur la politique ou des sujets de société plus attractifs que l’économie. Certains procèdent à des mesures sociales au sein de leur rédaction. Pour le moment, personne n’a trouvé de solution miracle.
Mais la presse écrite saura sûrement retomber sur ses pattes et surmonter cette nouvelle épreuve, comme elle a su le faire après la dépression qui a suivi le boom de la télévision. En France comme aux USA, dans tous les pays limitrophes (Maroc, Algérie, Mali, Sénégal), la presse écrite est parvenue à revivre, occupant l’espace, se présentant comme un acteur incontournable, car outil premier de la démocratie. Certes partout, l’Etat a mis la main, le privé aussi. Comme dans ses pays, la presse revivra de ses cendres. Ce n’est qu’une question de temps.
N’Gaïdé Hamatt





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