L’hypocrisie politique.. Mal-né incurable ?/El Wely Sidi Haiba

vendredi 6 octobre 2017
popularité : 0%

« En politique, pour estimer les hommes, on regarde moins à leurs vertus qu’à leurs opinions, et plus à leur influence qu’à leur moralité ». John Petit Senn Quand en politique, ailleurs, on choisi bien sa veste, les voltefaces et ou retournements de boubous sont légions, hélas, en ce pays des grands contrastes moraux.

Pire ils ne font pas baisser l’échine, ne souillent pas l’honneur, et moins encore ne révoltent les consciences supposées blessées. C’est tout simplement que les carapaces à l’épreuve de la conscience propre sont impénétrables. La politique, pratique hautement civilisatrice, est ici la voie la meilleure pour perpétuer ce que l’on a de plus abject dans notre passé sulfureux à savoir la double face hideuse du tribalisme et de ses réflexes destructeurs.

Il y va de même pour les comportements ethniques abominablement hiérarchisés. Ainsi donc les gouvernants, les ministres, les détenteurs et gestionnaires des substantiels grands projets sont répertoriés par tribu, par castes de tribus ou de rangs ethniques leur y trouvant tout l’effet de la méritocratie.

L’hypocrisie sociopolitique ambiante et viscérale impose ainsi et comme par enchantement qu’en cet état des faits personne ne rechigne, mieux, il assume son appartenance tribale et de caste motus et bouche cousue.

C’est dire que l’on assiste à la suprématie de l’hypocrisie politique qui n’est autre chose que de changer très vite d’avis, souvent en fonction des intérêts ; Et de critiquer, au départ, pour trouver ensuite, au plus vite, beaucoup de qualités aux détenant et hauts placés du pouvoir. Elle est ainsi donc un sentiment naturellement et parfaitement assimilé en cette terre de l’aberration des contradictions.

Ils sont nombreux les intellectuels arabes et négro africains - s’identifiant ouvertement à leurs tribus et rangs de dignitaires ethniques - qui prônent la promotion des descendants de leurs castes inférieures aux fins de leur prédominante tribale et ethnique. Il faut dire qu’en cela l’hypocrisie politique atteint son paroxysme. La tumultueuse scène politique du pays qui en bave n’en cache pourtant plus les instigateurs et les mécènes.

Une nuisance recherchée et non des moindres causée par une telle hypocrisie politique est tout simplement de briser l’élan légal de la bataille du droit au recouvrement de la dignité humaine des couches et des classes longtemps opprimées.

Va-t-on assister à un éveil à la base qui conscientiserait les esprits et leur ferait prendre le taureau par les cornes pour en venir à bout avant que ceux-là prennent le dessus ?

Weli Cheikhbouya





Commentaires




New Page 1

Le Journal



   Politique  

Troisième mandat Acte II et Acte III

--------------------------

Scrutins de 2018 ou lecture croisée sur une reconfiguration

--------------------------

L’APP aux côtés de l’UPR lors du deuxième tour

--------------------------


   Economie  

Anticiper sur la Mauritanie Post-gaz 2021

--------------------------

Coopérativisme en Mauritanie, une autre vision du (...)

--------------------------

Mauritanie : 15 jours aux prestataires de transfert (...)

--------------------------


   Social  

PELIMIR/ Boghé, des femmes rurales ambitieuses

--------------------------

Sit-In contre les inondations à Bassiknou

--------------------------


   Culture  

Un nouvel Album de Coumba Gawlo

--------------------------

Dîner-gala très coloré de Coumba Gawlo avec une symbiose (...)

--------------------------


   International  

Délégation de l’Union européenne : Déclaration locale sur (...)

--------------------------

Mali : le président Ibrahim Boubacar Keïta investi pour (...)

--------------------------


   Médias  

Pétition Contre l’esclavage : Démenti au démenti du (...)

--------------------------

Misère et bonheur de la presse écrite

--------------------------


   Sport  

Les Mourabitounes au tournoi de Cotif Le sort du (...)

--------------------------

La Ligne régionale de Hand-Ball de l’Assaba élit ses (...)

--------------------------