Nouvelle Ouguiya Des problèmes tous azimuts

jeudi 4 janvier 2018
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Le moins que l’on puisse dire est que les nouvelles coupures de l’Ouguiyas, lancées le 2 janvier dernier, ont radicalement bouleversé le circuit commercial et financier du pays. Partout, dans tous les secteurs où il est question d’opérations ou de transactions financières, des problèmes sont survenus. Tout porte à croire que nombre d’acteurs de finances ne se sont pas préparés comme il le fallait à l’échéance.
A tout seigneur, tout honneur : c’est d’abord au niveau des institutions financières (banques, société d’Épargne…) que des problèmes sont survenus où la veille déjà, les guichets automatiques avaient été fermés, « pour des impératifs techniques » dit-on. Les chéquiers étaient quant à eux, caducs du fait du changement du code de devise de l’ouguiya qui n’était plus le MRO mais le NUM. 
Pour pallier à la situation, chacune des institutions financières y est allée de son imagination : substitution de chèques en chèques de guichets, endossement des chèques par la Direction de l’institution financière, révision immédiate de carnets, mise en place d’une Direction spéciale chargée de la gestion et du paiement des chèques…). Dans tous les cas, l’improvisation a été amplement présente et s’il y a une situation qui a été largement partagée, c’est bien le tohu-bohu et l’anarchie qui ont prévalu et qui auront handicapé les clients cibles.
Au niveau de la Somelec et de la SNDE, la situation était pire. Les deux sociétés avaient mis en place un nouveau système d’encaissement des factures qui se déclenchait selon que les clients paient en ancien Ouguiya ou en nouvelle Ouguiya. Manifestement, elles n’avaient pas prévu qu’un même client honore sa facture avec des billets de l’ancienne et de la nouvelle ouguiya. Et quand ce fut le cas, ce fut souvent une panne au niveau de l’ordinateur du caissier.
Mais les faits les plus bruants furent constatés dans le secteur informel et au niveau du commerce entre vendeurs et acheteurs. Manifestement, la sensibilisation des contribuables a fait défaut. Car comment comprendre que certains prestataires aient refusé de se faire payer, par l’une ou l’autre des deux monnaies ? Comment expliquer que certains prestataires ou certains clients refusent l’une ou l’autre monnaie ? Et comment expliquer que nombre de vendeurs décident de procéder au change de toutes leurs économies, alors que les billets de banque à leur disposition sont encore valables ?
MOM





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