C’est pour quand le mieux être

lundi 2 mai 2016
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Avec la découverte de l’or, l’ouverture du marché d’orpaillage et les réelles perspectives de développement du pays, les Autorités ont décidé de revoir le traitement des fonctionnaires. De sources dignes de foi, l’annonce sera faite par le président de la République lui-même, lors de la tournée qu’il compte effecteur dans les régions de l’est du pays. Une belle perspective quand on sait combien les fonctionnaires souffrent. Mais une perspective qui ne ferait pas autant d’heureux que souhaité quand on sait aussi que ce sont moins de 5% seulement de Mauritaniens qui vivotent en enfer sous le régime des salaires de l’Etat !

Même pour les misérables fonctionnaires de l’Etat, l’espoir de voir une augmentation qui puisse réparer le tiers des dégâts faits par les multiples augmentations des prix des produits de consommation sont plus que minimes, voire dérisoires. Aussi, même si cette augmentation était par hasard significative, que vaudra-t-elle réellement quand on sait que le gouvernement est dominé par les hommes d’affaires et autres commerçants qui ne s’en tiennent qu’à eux en régulant les prix du marché selon leurs intérêts propres et égoïstes ?

En fait, la dernière inflation d’abor induite par la chute du fer à l’international, puis par cette folie de l’or, occasionné des augmentations frôlant les 100% du prix de certains produits alimentaires dans le pays. Les chiffres fanfarons que clament le FMI, la Banque Mondiale et que nous oppose, à chaque fois, même sans occasion, un gouvernement qui déserte le front social pour s’adonner au mensonge politique, sont loin de convaincre quiconque du mensonge de la bonne santé d’une économie du reste moribonde. Les valeurs macro-économiques que les institutions de Bretton Woods mettent en avant n’ont aucun impact sur le panier de la ménagère, ni sur la bourse du petit berger de Kiffa ou de la tenancière d’une parcelle de maraîchage à Toufndé Ciwé.

Si la vie est su dure chez nous, c’est que ceux qui nous dominent, l’ont voulu, pour leur plus grand bien : alors que les commerçants, protégés par les pouvoirs publics, ont souvent procédé à l’augmentation du prix des produits de consommation, l’Etat de son côté, n’a jamais eu de cesse de décider d’augmentations du prix du carburant, sans prendre la peine de l’annoncer, ni de l’expliquer.

Pourtant, chaque fois, il s’est empressé de faire du tapage sur une futile promesse de construction d’une infime salle de classe aux tréfonds du triangle de la pauvreté devenu losange de la misère. Si le gouvernement a une réalisation de taille autour de laquelle les Mauritaniens sont unanimes est celle d’avoir largement élargi la base de la misère dans le pays ; combien sont-ils aujourd’hui les foyers qui ne sont pas capables de vivre décemment ? Combien de diplômés chômeurs errent dans les rues de Nouakchott en quête vaine d’emploi ? La présidence du président des pauvres, placée en amont, sous le signe de la lutte contre la pauvreté a bel et bien produit de nouveaux

A ce titre, il mériterait à coup sûr, une mention spéciale du FM et de la Banque Mondiale, des institutions qui sponsorisent la mort à petit feu des peuples des pays misérables comme le nôtre. A chaque fois que les politiques du Fonds et de la Banque sont appliquées, ce sont les pauvres qui trinquent. Les puissants, en l’occurrence les gouvernants eux, se servent à la pelée dans les fonds publics, détournent à leur guise et masquent le tout par de faux rapports et le truchement de quelques virgules et de parenthèses assassines qui tuent dans les villages plus que la peste, le choléra, le paludisme et la tuberculose réunis !

En Mauritanie, l’économie est gérée par des cadres-commerçants qui fouinent leur nez partout à la recherche de "l’opportunité", de la petite parade qui leur permet de se servir. C’est désormais à peine qu’ils se cachent pour prendre leur part à travers des commissions et des bakchich dans les grands contrats et conventions qu’ils signent. Ils créent des sociétés qui ne sont plus "écran" en leur nom et leur donnent même des filiations rattachées à leur qualité.

Les nouvelles banques, les nouvelles stations de distributions, les consortiums avec des étrangers, les accords de pêche douteux avec les chinois, les licences d’exploration, les licences minières et autres activités d’importation du fer de construction et d’autres choses encore sont trop nombreux et cachent des choses trop flagrantes pour échapper aux Mauritaniens. Ces derniers, eux, n’ont que la misère et la désuétude à se partager.

Qu’on ne nous leurre pas ! Les retombées financières de la ruée vers l’or voire, du secteur aurifère en Mauritanie, vont dans les poches des hauts cadres qui disent vouloir aligner les prix sur leur taux normal alors que depuis longtemps, cette normalité tourne au cauchemar dans les foyers.
Pourvu seulement qu’au terme de la présente ruée vers l’or, l’on ne crève pas d’hypocrisie, de silence complice et de faim !

Amar Ould Béjà





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