La folie de l’or

lundi 16 mai 2016
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Près d’une trentaine de personnes ont été réacheminées à Nouakchott ces derniers jours par des services de la Gendarmerie nationale. Elles souffrent de divers traumatismes liées soit à l’ensoleillement soit à des problèmes psychiatriques, soit à des maux physiques. Toutes appartenaient à des équipes d’orpailleurs engagées dans la région de l’Inchiri dans la récente ruée vers l’or. Leur particularité ? Ils auraient passé au mois trois semaines sur place ! Si certains d’entre eux ont été pris en charge par leurs parents qui les ont isolés des regards indiscrets, d’autres ont été directement acheminés à l’hôpital psychiatrique de Nouakchott.

Il faut dire que pareille situation était prévisible. Aujourd’hui encore, le pire n’est pas à exclure. En effet, les orpailleurs qui ont envahi la zone depuis plusieurs semaines, se retrouvent dans des situations dramatiques : le jour, il ferait plus de 50°alors que la suit tombée, il faut se couvrir face à un thermomètre qui affiche parfois moins de 2 degrés ! Sur le terrain, le travail d’orpaillage est éreintant, et vain ; l’espoir s’amenuise et la crainte d’une déroute envahit les esprits. Quand on sait que nombre des orpailleurs ont contracté des dettes pour se procurer la logistique nécessaire et les documents administratifs exigés par l’Autorité, quand on s’aperçoit que le rêve se transforme de plus en plus en cauchemar, quand on sait que nombreux sont ceux qui attendent le retour et quand on voit que c’est surtout l’échec qui se profile à l’horizon, il est tout à fait normal de voir la personne cible se détériorer. Et c’est cette détérioration qui a conduit à l’évacuation d’une trentaine de personnes à Nouakchott. Et le flux ne serait pas prêt de prendre fin. Il faut dire que ce sont des centaines de milliers d’orpailleurs qui se trouvent sur place, de plus en plus déminas, exposés aux aléas climatiques sans centre de santé, et sans espoir.

Épidémie de diarrhée à Mellah
Une épidémie de diarrhée sévit depuis quelques jours dans le populeux quarter de Mellah, au sud-est de Nouakchott. Le pire, c’est qu’elle s’est déclarée, notamment au niveau des femmes et des enfants, au moment où l’écrasante majorité des hommes se trouvent dans la région de l’Inchiri où ils travaillent comme creuseurs pour les orpailleurs. L’unique centre de santé envahi de jour comme de nuit, les malades sont désormais évacués vers Ryadh et Arafat. De nombreux cas de déshydratation ont été constatés, surtout auprès des enfants. De sources informées, l’épidémie est provoquée par la consommation d’aliments périmés. Il s’agirait particulièrement de lait en poudre ou en boite et des boîtes de conserves.

Il faut dire que depuis toujours, un commerce particulièrement et mercantiliste, est entretenu dans les quartiers périphériques de Nouakchott. Il s’agit de celui soutenu par des commerçants véreux, qui sont alimentés par les grossistes, le cas échéant, par les grandes surfaces. Le « coup » se produit en deux étapes : récupérer les produits alimentaires dont la date de péremption est dépassée, puis remettre une date plus récente sur les emballages qui seront par la suite proposés à vil prix en vente dans les boutiques de la capitale et des quartiers les plus proches du centre-ville. Une deuxième étape intervient, une fois la qualité des produits détériorée. Ces derniers sont ainsi récupérés une seconde fois avant d’être acheminés dans les quartiers reculés de Nouakchott, à des prix défiant toute concurrence. C’est la consommation de ces produits, qui serait à l’origine de l’épidémie actuelle à Mellah.

Voleurs organisés
Une nouvelle pratique de vol est en train de faire fureur à Nouakchott. Il s’agit du vol à l’arraché de produits personnels. Organisés en bandes de deux à trois personnes, les voleurs en question ciblent en général, une femme qui porte son sac ou qui tient en main son téléphone. Puis ils la suivent du regard observant une distance de quelques mètres, alors qu’ils sont soit, au volant d’une voiture sans plaque d’immatriculation, soit sur une moto. Dès que l’occasion se présente, l’un d’eux décroche et se saisit de l’objet cible pour reprendre place sur le véhicule qui disparait en trombe. Une dizaine de cas a été ainsi signalée rien que pendant la première semaine du présent mois de mai dans la capitale, notamment devant des écoles privées où elles sont nombreuses les filles « bien nées » qui se sont vues dépourvues de leur I Phone.

Ahmed.B





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