Voilà pourquoi je suis pour les amendements

mardi 11 avril 2017
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Depuis le dernier vote du Sénat sur les amendements proposés, l’on ne cesse de discuter de l’issue du scrutin qui fut opposé aux propositions, créant une situation peu ,favorable au processus du dialogue et par conséquent à l’aboutissement d’un consensus qui sauve le pays des conjonctures difficiles. Quant à moi, j’avais pensé que le oui convenait à la situation à l’origine d’une multitude d’exégèses doctrinales, chacun y allant de son entendement et de ses convictions habituelles en la circonstance, vu la diversité des sensibilités et des approches dans le domaine. Finalement, j’ai jugé que le barrage ne convenait pas dans les circonstances actuelles, caractérisées par la fragilité des contextes géostratégiques et politiques.

En définitive j’étais favorable aux amendements malgré des réticences recueillies auprès de bon nombre de personnes vis-à-vis du changement du drapeau. Alors, entre barrage et scrutin populaire j’ai choisi le dernier, en dehors de toute pression et sans autre mobile que l’intérêt du pays. Il a semblé que les principaux amendements à l’origine du clivage au sein de la Haute Assemblée furent, entre autres, le drapeau et l’hymne national.

En ce qui concerne l’hymne national, je ne perçois pas en quoi son amélioration aux plan purement chorégraphique et textuelle pourrait déranger, entendant que sa quintessence serait conservée. Quant au Sénat, voilà pourquoi je suis pour sa suppression, quitte à scier la branche sur laquelle on se tient. Aux yeux de beaucoup de gens, le sénat est une chambre qui génère un bicéphalisme parlementaire néfaste. Du reste nombreux sont ceux qui expliquent le refus d’entériner le projet d’amendements constitutionnels par les tiraillements internes nés de rivalités multiples, résultant de projections politiques "muries".

Objection exclusive ou immobilisme ? Ni l’une ni l’autre. La vérité : les circonstances actuelles exigent de la pudeur et de la transparence. Les politiques ont le droit de juger selon leurs propres perceptions Le choix du oui fut décidé sur l’analyse objective des réalités et des conjonctures, sous tendues par un engagement solennel pour le pays, pour son présent et pour son avenir. A un moment on crut que le séisme institutionnel a ébranlé le pays .Il n’en fut rien, parce que les cordes sensibles n’ont pas été touchées. Le peuple, lui a des idéaux et des préoccupations plus réalistes qui s’appellent : paix concorde, unité et naturellement l’offre de conditions de vie décente. Impératif ardu mais pas irréalisable, pourvu qu’on s’y engage sérieusement, tous déterminés et unis.

Nous devons donner la priorité à ce qui nous unit et œuvrer pour solidifier le socle social au sein d’une sous- région enflammée par le terrorisme, l’émigration clandestine, les turbulences idéologico religieuses et l’insécurité qui en découle. Quant aux conseils régionaux, leur instauration se justifie. Car la seule façon de satisfaire les besoins des populations est d’instaurer cette décentralisation qui leur conférerait les compétences requises pour agir au plus près des populations, par exemple dans les domaines de l’agriculture, de l’enseignement ou encore des infrastructures. En définitive régionaliser des supports capitaux est salutaire à condition d’en faire bon emploi.

En définitive, je trouve que l’option pour le référendum est salutaire et inéluctable, au risque d’une implosion suite au verrouillage que certains veulent bien imposer, par interprétations juridico institutionnelles interposées. Le temps est au recentrage, au repositionnement, aux concessions et au dialogue franc et constructif. Je pense que beaucoup de gens partagent cette opinion. Naturellement j’ai toujours choisi la voie du dialogue au détriment de l’obstruction dont on ignore les issues. D’ailleurs de quoi avons-nous peur ? Allons aux urnes pour une consultation qui couronnerait nos convictions, en toute certitude sans hâte et sans précipitation.

-* Mme Revaa AhmedNalla, Sénatrice





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