Journées de l’Artisanat et de la Culture :L’expérience du PESCC dans le compagnonnage

mercredi 19 octobre 2016
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En organisant les Journées de l’Artisanat et de la Culture (JAC 2016), le ministère de la Culture et de l’Artisanat, avec le soutien du Programme de l’Union Européenne pour la Société Civile et la Culture (PESCC) réitère sa volonté de développer le secteur artisanal en dépoussiérant une vieille méthode connue dans l’Europe médiévale, à savoir le compagnonnage. En plus de former une jeunesse diplômée en chômage à de nouveaux métiers, ce programme de l’Union européenne a permis aussi de briser le cercle vicieux des castes, les seuls jusque-là prédestinés aux travaux manuels réservés aux forgerons. Dans cette deuxième promotion de 60 jeunes, se trouvent en effet des personnes issues de familles nobles, qui jusqu’à une date récente, n’osaient jamais penser qu’un jour ils seraient amenés à travailler dans une poterie ou dans une forge pour fabriquer des objets artisanaux.
Après plusieurs mois d’apprentissage auprès de maîtres confirmés, les lauréats de la deuxième promotion du programme PESCC, ont eu ainsi leur journée spéciale. C’était le 7 octobre dernier, avec une cérémonie officielle, suivie de deux jours d’exposition. Ministre, ambassadeurs, hauts cadres et simples curieux ont ainsi marqué de leur présence cet évènement haut en couleur et dont le pic fut l’attribution des prix aux gagnants du concours organisé à cet effet.
Selon le régisseur du PESCC, Patrick Ryckaert, l’objet du programme est de contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile, y inclut les associations culturelles et artisanales, en vue de leur permettre de jouer les rôles qui leurs sont reconnus par l’Accord de Cotonou entre les ACP et l’UE, à savoir leur participation dans la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques.
Le PESCC qui a été financé sur le 10ème FED à hauteur de 7 millions d’euros (2milliards 500 mille ouguiyas) pour quatre ans s’achève cette année 2016. Lancé en 2012 dans six régions, Nouakchott, Nouadhibou, Boghé, Atar, Aïoun et Kaédi, il a permis de former plus de 200 artisans et animateurs dans 24 filières artisanales et culturelles, fabrication de tentes, orfèvrerie, poterie, décoration d’objets, teinture, vannerie, cordonnerie, maroquinerie, ébéniste et broderie.
C.A





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